« Edinburgh but not quite Edinburgh »
Portobello est un quartier lointain (toutes proportions gardées). LA plage d’Edimbourg. A 3 miles du centre ville, on y accède en suivant London Road, en longeant des quartiers résidentiels un peu mornes, un peu déglingués, des magasins de bricolage ou de surgelés.
Tout donne l’impression que la ville se relâche, perd de sa superbe. Petit air de bout du monde qui me rappelle intensément l’arrivée à Coney Island et les quartiers du sud de Brooklyn. Portobello Road vient prendre le relais de London Road. Ce n’est pas le symptôme d’une frustration quelconque mais souvent ici des détails me font penser à New York, juste un air de ressemblance anglosaxonne je suppose mais troublant parfois.
La mer approche. Il est 13 :15 et pourtant la lumière est celle d’une fin d’après-midi d’automne.
Portobello est un quartier lointain (toutes proportions gardées). LA plage d’Edimbourg. A 3 miles du centre ville, on y accède en suivant London Road, en longeant des quartiers résidentiels un peu mornes, un peu déglingués, des magasins de bricolage ou de surgelés.
Tout donne l’impression que la ville se relâche, perd de sa superbe. Petit air de bout du monde qui me rappelle intensément l’arrivée à Coney Island et les quartiers du sud de Brooklyn. Portobello Road vient prendre le relais de London Road. Ce n’est pas le symptôme d’une frustration quelconque mais souvent ici des détails me font penser à New York, juste un air de ressemblance anglosaxonne je suppose mais troublant parfois.
La mer approche. Il est 13 :15 et pourtant la lumière est celle d’une fin d’après-midi d’automne.



Le front de mer est désert. Au début de la promenade, quelques restaurants clinquants, un parc d’attraction en forme de château, des petites immeubles années 50. Puis des maisons modestes, des façades blanches ou grises vérolées, des jardinets à l’abandon, des terrains vagues. Il faut marcher une bonne dizaine de minutes avant de longer des maisons plus bourgeoises dont les bow windows (sans rideaux) offrent des vues imprenables sur des pianos cirés, des bibliothèques figées, des bouquets fraîchement commandés. On y a renoncé à lutter contre les attaques du sel, du sable, du vent à l’extérieur, laissant l’herbe des jardins pousser, longue et grise, se dispensant de couper les boules fanées des hortensias. Mais l’intérieur ne souffre pas un brin de poussière, pas une asymétrie. Un peu plus loin, l’immobilier s’appauvrit à nouveau et la promenade s’achève sur une série de petites maisons, identiques, collées les unes aux autres, dont le seul choix de personnalisation laissé aux propriétaires est la couleur de façade.
J’imagine l’été sur ce front de mer, les bruits, les couleurs. Peut-être que Martin Parr pourrait y avoir sa résidence secondaire.
Enchaînement sur la rue principale de Portobello, parallèle à la promenade du front de mer, qui alterne petits commerces et immeubles bas sur sa gauche, résidences secondaires, bed & breakfast et résidences principales gothico-victoriennes sur sa droite. Les attributs prévisibles de la station balnéaire somme toute. Mais j’ai l’impression de m’être enfoncée très loin dans l’ailleurs.
Retour en bus, détours par d’autres quartiers résidentiels encore, assez sinistres. Edimbourg est plus étendue qu’il n’y paraît.
J’imagine l’été sur ce front de mer, les bruits, les couleurs. Peut-être que Martin Parr pourrait y avoir sa résidence secondaire.
Enchaînement sur la rue principale de Portobello, parallèle à la promenade du front de mer, qui alterne petits commerces et immeubles bas sur sa gauche, résidences secondaires, bed & breakfast et résidences principales gothico-victoriennes sur sa droite. Les attributs prévisibles de la station balnéaire somme toute. Mais j’ai l’impression de m’être enfoncée très loin dans l’ailleurs.
Retour en bus, détours par d’autres quartiers résidentiels encore, assez sinistres. Edimbourg est plus étendue qu’il n’y paraît.
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